Dermo pigmentation et législation

Dermo-pigmentation ou microblading : des pratiques différentes.

Le microblading des sourcils et la dermo-pigmentation pour diverses zones du visage et du corps et sont les deux techniques les plus utilisées dans le maquillage permanent.


La dermo-pigmentation utilise un dermographe piloté par un ordinateur et d’une pièce à main où est fixée une microaiguille stérile et à usage unique. Cette microaiguille permet d’injecter des pigments bio-résorbables dans le derme à faible profondeur tant qu’un tatouage classique va injecter des pigments bien plus profondément et est définitif. La dermo-pigmentation injecte le pigment bien moins profondément et n’est heureusement pas définitif. Il est éliminé selon le type de peau entre 6 mois et 1 an.


La dermo-pigmentation permet de maquiller le visage selon les normes esthétiques mais aussi toutes les parties du corps pour le camouflage de tâches, cicatrice, redessiner les aréoles mammaires…


Le microblading, utilise un équipement moins sophistiqué qui se compose d’un stylet à  micro lames permet d’injecter des pigments bio-résorbables dans le derme du sourcil.


Le microblading permet de tracer des poils d’une très grande finesse et d’un naturel sidérant. La dermopigmentation et le microblading sont conciliables sous forme d’une technique hybride.

Tous les paramètres techniques, vos envies et vos attentes sont compilés lors d’une consultation pré-intervention avec votre spécialiste.

Législation et Normes d'hygiène du Service Public Fédéral Santé

Conseil Supérieur de la Santé (CSS) -  N° 8631 Maquillage semi-permanent

et tatouage 02 février 2011. Loi 25/11/2005.




Conformément à la loi nos prestataires sont diplômés esthéticien(ne). En outre, nos prestataires sont agréés et contrôlés par le SPF Santé publique et disposent de la certification légale aux règles d’hygiène de la profession.


La loi impose :


  • être agréé par le SPF Santé publique et avoir suivi la formation aux règles d’hygiène
  • vous accorder un délai de réflexion avant de procéder à l’acte
  • vous faire signer un document de consentement en 2 exemplaires (un pour le praticien et un pour le client). L’exemplaire qui vous est remis mentionne les risques liés, les cas qui nécessitent une visite chez le médecin, les contre-indications et complications possibles. C’est pourquoi, en dessous de 18 ans, il est important qu’un des parents accompagne.
  • vous remettre un document précisant les soins à apporter durant la cicatrisation et les précautions à prendre.
  • vous renseigner par écrit pour l’identification des encres, et le numéro des lots utilisés.
  • Nous ne pouvons pas procéder au maquillage semi-permanent si vous êtes sous influence.


Le professionnel apprend les principes de base de la désinfection, l’aseptie et le bon usage du matériel stérile. Les risques infectieux et hémorragiques, les premiers soins, la gestion des déchets, les principes d’hygiène, l’entretien des locaux et du mobilier font aussi partie de la formation.


Le professionnel suit une formation de 20 heures. La réussite d’un examen « pratique et théorique » en fin de formation permet d’obtenir le numéro d’enregistrement. Il s'agit d'une reconnaissance de la formation suivie par le professionnel et vise une garantie de service de qualité envers la population.

Jules Lambert.

Massothérapeute, Esthéticien, Lasériste et qualifié en dermopigmentation: agrément n° 1823 délivré par le Service Publique Fédéral Santé.

Obligation à un consentement mutuel éclairé et de travailler selon les normes d’hygiène

 

La législation impose la signature entre le client et le prestataire d’un consentement mutuel (annexe). Il s’agit également d’informer le client des précautions à prendre avant et après la dermopigmentation.

 

Le CSS[1] recommande une bonne implémentation des recommandations en matière d’exigences sanitaires lors de la pose de maquillage permanent et semi-permanent, de tatouages ou de piercings afin de réduire l'incidence de dommages infectieux après l'application de ces techniques. Des initiatives législatives, de contrôles des pratiques de terrain et de formation et d’information des prestataires, doivent être prises au regard de ce document. Il convient d’insister sur la nécessité d’une formation de base et ensuite sur une formation continue ainsi qu’un renforcement des contrôles afin de s’assurer de la mise en pratique des recommandations et des règlementations en vigueur.

 

  1. Avant l’intervention :
  • La zone cutanée est nettoyée avec un savon antiseptique.
  • Les muqueuses sont nettoyées avec une solution antiseptique.

Ensuite :

  • La zone cutanée intacte est désinfectée avec un antiseptique à base d’alcool à 70°.
  • Les muqueuses sont désinfectées à l’aide d’une solution antiseptique aqueuse.

 

  1. Après l’intervention
  • En cas de souillure, la zone cutanée lésée est nettoyée à l’aide d’une solution savonneuse antiseptique.
  • Les muqueuses lésées sont nettoyées à l’aide d’une solution antiseptique.

 

Afin de renforcer l’action de l’antiseptique appliqué dans certains cas (en cas d’action cumulative) et pour éviter que cette action ne soit partiellement diminuée, des antiseptiques de la même famille sont utilisés pour l’intégralité du processus chez le même client, c.-à-d. de la préparation au traitement qui suit l’intervention. Des produits convenant à chacune des applications peuvent être trouvés dans deux familles :

 

  • les produits à base de chlorhexidine ou autres biguanides apparentés ;
  • les produits à base d’iodophores.

 

Les plaies sont inspectées quotidiennement, nettoyées si nécessaire (exsudat), désinfectées tous les jours et systématiquement après avoir été nettoyées, et ensuite recouvertes d'une compresse stérile.


[1] Conseil Supérieur de la Santé (source citation)